Marques Il y a 10 marques

  • Bert Van Pelt

    La technique de la gomme bichromatée fait partie intégrante de la démarche de l’artiste. Il s’est investi depuis plusieurs années dans ce mode de tirage qui date du 19e siècle et qui est peu connu de notre temps. Le rendu de la gomme bichromatée donne vie aux matières et crée l’illusion de la troisième dimension, tant recherchée dans la photographie contemporaine.

    L’artiste vient de terminer le projet « Frames ». Ce sont des images à double cadrage. Des corps nus posent à travers des formes géométriques. Ces formes fonctionnent comme premier cadre. Le deuxième est celui du viseur de son appareil photo. Les poses prises par les corps sont en parfaite harmonie avec la géométrie des formes. Rigueur et force sont opposées à la douceur.

    Dans la série « Confusion », il crée un univers dans lequel des corps de chair et de marbre se confondent. La signification donnée par le sculpteur est détournée vers la beauté et le désir. La confusion s’accentue davantage grâce à la technique d’un tirage pigmentaire. L’artiste ne cherche pas le corps parfait. Au contraire, l’usure de la pierre et les imperfections du corps humain approchent les deux sujets pour en faire un seul.

    Symbiose entre corps de marbre et corps de chair. Beauté et désir, sujets universels et éternels. L'œuvre sur l'œuvre ou l'œuvre détournée? Le temps écoulé depuis l’Antiquité, sublimé, figé dans des tableaux photographiques. Qui prend vie? L'œuvre? L'homme à l'image de l'œuvre? Qui désire qui? Qui envie qui? Qui est qui?

  • Brice Krummenacker

    Brice aime la photographie dans son ensemble, il n’aime pas être « cloisonné » dans un secteur, il fait du portrait, de la mode, de la photographie de rue, des natures mortes. Sa curiosité se ressent dans ses images, il aime mélanger les styles, les techniques, il photographie aussi bien en argentique qu’en numérique. Son travail a été publié dans de nombreux médias tel que, Konbini, Musée Magazine, Fubiz, Wad Magazine,Yet Magazine, Eclectic Magazine, Humble arts foundation, Juxtapoz Magazine.

  • Danièle Verjus

    Sur un terrain vague, quelques manèges, dont certains en mauvais état. Cette série a été réalisée dans un petit village de pêcheurs au bord de la mer Adriatique, en Slovénie. Une drôle d’atmosphère le jour, où tout semble abandonné, avec cette cheminée d’usine et ses bâtiments en friche à proximité. Mais à la tombée de la nuit, « Luna Park » s’éveille et c’est une tout autre ambiance. Vient le moment de partir, mais c’est sûr, on n’oubliera pas cette douce soirée d’été.

  • Georgii Vinogradov

    Série:Gardien(ne) de musée.

    Mikhail Krasinets est un ancien pilote et mécanicine de l'équipe de course d'usine AZLK. Depuis la fin des années 80, il a commencé à rassembler une collection de voitures dans son arrière-cour. Les voisins ont vandalisé les automobiles. En 1996, Mikhail vend un appartement à Moscou et déménage avec sa femme Marina au village Chernousovo. Il y fonde un musée d'anciennes voitures soviétiques.


    En dépit de son éloignement des grandes villes, malgré les mauvaises routes, il y a plein de visiteurs. Ici, ils ont le droit de toucher,
    d’essayer, et même de dormir dans les voitures pendant l'été. Cependant, certains touristes déchirent les sièges ou cassent certains détails. En conséquence, ils aident à détruire ce qui meurt lentement.


    Il faut préciser que Mikhail n'a pas vendu une seule voiture pour le profit et
    n'a fait qu'agrémenter sa collection jusqu’à ce jour. Toutes les voitures acquises n’étaient pas en bon état, certains d'entre elles étaient cassées. Mikhail a sauvé ce qu’il pouvait de la casse des métaux. Néanmoins, la collection est dans un triste état. Mikhail ne sait pas ce qu'est un musée et comment l'organiser. ...Et son alcoolisme aggrave la situation.


    Apr
    ès plusieurs conversations avec lui, j'en suis venu à la conclusion qu’au début, il a eu une idée d'assembler des véhicules par année de sortie, selon le « catalogue » des concepteurs. Mais à la fin tout s'est transformé en une thésaurisation maniaque. Il apparaît dans sa collection d'objets de l'héritage soviétique, des miniatures, des vélos, des TV, des magazines. Ils sont stockés dans les deux maisons et parfois aux pieds des voitures exposées. Nous devons rendre hommage à Marina, la femme de Mikhail. Elle essaye de conserver cette collection de choses. Elle la protège du feu, désherbe les voitures, ramasse les ordures laissées par les visiteurs. Elle ne laisse pas les lieux s'effondrer.


    Métaphoriquement parlant, Mikhail et Marina sont des «éclats de l’Union soviétique.» Mikhail joue ici le rôle du souverain, qui conduit l’
    état à un avenir meilleur. Il est le véritable chef et répète sans cesse les mêmes choses de l’année à l'autre. Tout cela rappelle les promesses non remplies. L'Union soviétique est effondrée, sans arriver à un avenir meilleur, et l'idée de Mikhail s’effondre sous la corrosion, dans un champ à ciel ouvert. L'amour pour l'industrie automobile soviétique en général porte le caractère de nostalgie sans fin pour le passé : Une mélancolie de l'échec et des souvenirs sentimentaux. La prévisibilité de l'avenir provoque un profond sentiment d'appartenance à un «empire perdu».


    Mikhail connaît l'histoire de chaque voiture soviétique, il
    rappelle bien les jours d'une époque révolue, mais le présent lui reste confus, soit parce qu’il regarde trop la télévision, soit parce qu'il ne peut pas vivre dans ce présent. Il est, tout comme sa collection, coupée de son temps. La collection se trouve dans le village depuis plus de vingt ans. Ses opposants l'appellent « le cimetière ». Ses amis « un musée ». De plus en plus de visiteurs se rendent à Chernousovo.

    Série : Yaroslava Nikolayeva - bodyfitness.

    Yaroslava Nikolayeva pratique le bodyfitness, un sport qui est rarement associé à la féminité. Néanmoins, la beauté de son corps ressemble à la plastique d’une sculpture antique, avec symétrie et harmonie.


    Les principaux paramètres de la culture spirituelle de l'antiquité étaient l'estime et la confiance en soi, la compréhension de la liberté était perçu comme la plus haute catégorie morale. L’idéal antique combine la beauté d'un corps parfait, une grande intelligence et la perfection morale intérieure. Ce travail photographique admire une femme, dotée d’un corps sain et d’
    un esprit fort.

  • Hiro Tanaka

    Hiro Tanaka débute sa carrière en photographie après avoir gagné le premier prix de lotterie à Tokyo et un voyage gratuit aux Etats-Unis. C’est la première fois qu’il se rend en Amérique du Nord et il rencontre plusieurs fans et membres de groupes hardcore et punk. A partir des années 90, il les accompagne en tournée à travers les Etats-Unis. En 2012, 3 ans après s’être installé en Californie, il publie 108 photographies en couleurs, prises pendant les tournées, intitulées DEW DEW DEW Its. Dans cette série, Tanaka capture des moments plein d’énergie en utilisant le flash pour éviter les flous, donner de l’intensité à l’action et à la perception visuelle. Dans chaque situation, il arrive à communiquer efficacement une expérience immédiate.

  • Hubert Barre

    L’ensemble de ces photographies d'art ont été faites dans trois monastères du sud de la France: Senanque , Aiguebelle , Notre dame des Neiges en Ardèche.

    Hubert Barre, Photographe, montre la vie des moines dans la prière, la solitude, la paix, la vie en Dieu. L’écho d’une société mouvementée, en réponse à une vie cloîtrée et isolée. Un endroit réservé et secret qu’est la clôture monastique, là ou les moines vivent leur vie retirée pour porter le monde dans une foi vivante et ordonnée. Des signes de la prière et la présence de Dieu.

    Une vie rythmée par des prières quotidiennes, six fois par jour, la première étant fixée à 3h30 et la dernière à 20h. Ce qui laisse le temps aux moines de se reposer quelques heures. Par ces actes, les moines portent le monde, ce qui est le fruit des monastères. Ils vivent par leur travail aux alentours, au magasin, et font l’entretien du monastère.

    Ils ont également des temps de lecture profonde dans une grande bibliothèque. Hubert Barre a voulu montrer, au travers de ces images, les signes de leur vie consacrée, mais aussi des signes de la présence de Dieu dans leur vie. Dans leur vie commune, mais aussi dans leur vie secrète.

    Quatre années de travail d’approche en argentique et de finalisation en numérique ont été nécessaires à Hubert Barre pour effectuer ces images.

  • Maximilien MINSK

    En utilisant majoritairement le principe féminin, il souhaite se placer sur une ligne de deux opposés, du pur et de l'impur, du géniteur et du castrateur, de l'angélique et du démoniaque afin d'en pouvoir trouver le point d'équilibre. Foyer optique, précaire et instable, il est prêt à s’effondrer, disparaître et renaître à la moindre tentative d'interprétation. Gorgones, Lilith, déesses chthoniennes ou célestes, constituent la base d'un alphabet que l'étude des ésotérismes, des religions des mythologie et certaines données scientifiques, finissent de symboliser. Images kaléidoscopiques implosant en autant de motifs, de cellules, de pixels, de réseaux, ces figures se parent de motifs qui en révèlent l'essence divine et mystérieuse et qui peuvent cacher ou contenir en eux mêmes le sens profond de l'image globale. C'est par le dessin qu'il a commencé à appréhender la création. Naissait alors l'expression brute, à la mine de plomb sur bristol de ses premières images fantasmagoriques. Par la suite, il a ouvert sa technique à tous les médiums et supports susceptibles au gré de ses recherches, de porter et d'exprimer sa sensibilité : peinture,sculpture, couture, photo, image numérique, vidéo, performance...

  • Reiko Nonaka

    La gémellité, c’est ce qui m’a le plus influencée dans ma vie. À l’origine, nous étions un seul œuf, mais ensuite, nous avons été divisés en deux parties. Certes, nous sommes physiquement deux personnes, nous avons chacun une vie, mais le fait d’avoir partagé le ventre d’une mère avant la naissance crée entre nous des liens très forts à un point difficilement imaginable. Depuis le départ, nous formons un ensemble et nous vivons une « double vie », parfois partagée et parfois séparée, pour toujours.

  • Téo Becher

    Dans la série Tuk Time, Téo s'intéressa au paysage en tant que lieu habité : il n'y a même pas un siècle, les Inuvialuits étaient nomades, ils n'habitaient pas un lieu en s'y fixant mais en le parcourant de long en large, au gré des troupeaux de caribous qu'ils chassaient. Les Occidentaux les forcèrent ensuite à se sédentariser, afin d'installer leur souveraineté sur le territoire canadien.

    Ce changement de paradigme pose de nombreuses questions d'autant qu'il s'est accompagné d'une volonté d'acculturation de la part des autorités occidentales et résulte aujourd'hui en un mélange complexe de traditions inuvialuits et de société de consommation effrénée.

  • Ysel Fournet

    La série de photographies CALLIPHORA  est une introspection sentimentale face au temps qui nous échappe. La création, l’enfance, la procréation, nous permettent de mieux appréhender la difficulté d’accepter l’inexorable destin qui nous attend.

    En plaçant les questions existentielles dans un cadre darwinien, cartésien, mathématique, biologique et laïc, on peut s’appuyer sur le siècle des lumières plutôt que sur le mysticisme pour expliquer la mort.

    Exutoire personnel et quête d’un sentiment universel se répondent dans ces surimpressions photographiques inquiétantes mais sincères.

    Nous serons le festin de la mouche Calliphora mais quel plus beau rêve que de s’inscrire dans la chaine alimentaire, le cycle de la vie que nous propose la révélation scientifique !

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