Marques Il y a 14 marques

par page
  • Bert Van Pelt

    La technique de la gomme bichromatée fait partie intégrante de la démarche de l’artiste. Il s’est investi depuis plusieurs années dans ce mode de tirage qui date du 19e siècle et qui est peu connu de notre temps. Le rendu de la gomme bichromatée donne vie aux matières et crée l’illusion de la troisième dimension, tant recherchée dans la photographie contemporaine.

    L’artiste vient de terminer le projet « Frames ». Ce sont des images à double cadrage. Des corps nus posent à travers des formes géométriques. Ces formes fonctionnent comme premier cadre. Le deuxième est celui du viseur de son appareil photo. Les poses prises par les corps sont en parfaite harmonie avec la géométrie des formes. Rigueur et force sont opposées à la douceur.

    Dans la série « Confusion », il crée un univers dans lequel des corps de chair et de marbre se confondent. La signification donnée par le sculpteur est détournée vers la beauté et le désir. La confusion s’accentue davantage grâce à la technique d’un tirage pigmentaire. L’artiste ne cherche pas le corps parfait. Au contraire, l’usure de la pierre et les imperfections du corps humain approchent les deux sujets pour en faire un seul.

    Symbiose entre corps de marbre et corps de chair. Beauté et désir, sujets universels et éternels. L'œuvre sur l'œuvre ou l'œuvre détournée? Le temps écoulé depuis l’Antiquité, sublimé, figé dans des tableaux photographiques. Qui prend vie? L'œuvre? L'homme à l'image de l'œuvre? Qui désire qui? Qui envie qui? Qui est qui?

  • Brice Krummenacker

    Brice aime la photographie dans son ensemble, il n’aime pas être « cloisonné » dans un secteur, il fait du portrait, de la mode, de la photographie de rue, des natures mortes. Sa curiosité se ressent dans ses images, il aime mélanger les styles, les techniques, il photographie aussi bien en argentique qu’en numérique. Son travail a été publié dans de nombreux médias tel que, Konbini, Musée Magazine, Fubiz, Wad Magazine,Yet Magazine, Eclectic Magazine, Humble arts foundation, Juxtapoz Magazine.

  • Charlotte Bresson

    Une famille de français expatriée à Los Angeles pour raisons professionnelles. La maison luxueuse, la piscine, le jardinier mexicain, le rêve américain. La crise de la quarantaine. Soudain, ne plus s’aimer. Accuser sa femme, rêver de Liberté avec majuscule, haïr sa vie, vouloir revenir en arrière. Tout envoyer valser. Faire des réussites devant la piscine toute la journée, un verre de blanc à la main. Avoir pour seul contact avec le monde extérieur le pool-guy. Le soir, les enfants couchés, le mari au loin, se répéter : ‘Ce n’est pas possible’.

    Un jour, prendre son instinct de survie. Et sa bagnole. Eviter les autoroutes, finir sur des chemins de terre en cul-de-sac. Pleine nuit, ne croiser personne. A neuf heures du soir, rideau. Tout est fini. Ne restent que les néons des diners : OPEN. Et déserts. Des cow-boys, des indiens. Des regards dans le vide. Des histoires esquissées.

    Les croiser. Les photographier. N’être que de passage. Repartir. Eux, elles, restent là. Ne bougeront pas. Imprimés dans mes clichés. Incarnés dans nos clichés, à force d’avoir inspiré au fil des années ceux qui passaient par là. Des vies entières s’écoulant dans un périmètre de quelques miles. Quelque part dans l’Utah, le Nouveau-Mexique ou l’Arizona. A l’entrée d’un no-man’s land. Ces errances minuscules dans l’immensité du territoire américain. Ces solitudes. Ces traces immobiles. Les nôtres.

    Et soudain, réaliser d’avoir la chance qu’ailleurs t’attend. Et que cet ailleurs est finalement la promesse, ténue certes, mais la promesse tout de même, qui fait qu’on se sent à nouveau vivant : celle de tous les possibles.

  • Danièle Verjus

    Des photographies ont été prises en Slovénie, dans un petit village de pêcheurs, au bord de la mer Adriatique: La série Luna Park.

    Dans cette série, je me suis positionnée principalement sur l’opposition entre le côté triste et austère de l’endroit, et la magie qu’exerce Luna Park la nuit, pour représenter l’étrange harmonie émanant de ces manèges posés sur ce terrain vague, entourés de bâtiments en ruine et d’une vieille cheminée d’usine.

    A travers cette série, je montre 2 ambiances complètement différentes pour les amener à un point d’équilibre, en photographiant Luna Park le jour, avec ses manèges dont certains démontés ou en mauvais état, semble abandonnée, et à la nuit tombée, lorsque Luna Park se réveille et que la magie opère.

  • Georgii Vinogradov

    Mikhail Krasinets est un ancien pilote et mécanicien de l'équipe de course d'usine AZLK. Depuis la fin des années 80, il a commencé à rassembler une collection de voitures dans son arrière-cour. Les voisins ont vandalisé les automobiles. En 1996, Mikhail vend un appartement à Moscou et déménage avec sa femme Marina au village Chernousovo. Il y fonde un musée d'anciennes voitures soviétiques.

    En dépit de son éloignement des grandes villes, malgré les mauvaises routes, il y a plein de visiteurs. Ici, ils ont le droit de toucher, d’essayer, et même de dormir dans les voitures pendant l'été. Cependant, certains touristes déchirent les sièges ou cassent certains détails. En conséquence, ils aident à détruire ce qui meurt lentement.

    Il faut préciser que Mikhail n'a pas vendu une seule voiture pour le profit et n'a fait qu'agrémenter sa collection jusqu’à ce jour. Toutes les voitures acquises n’étaient pas en bon état, certains d'entre elles étaient cassées. Mikhail a sauvé ce qu’il pouvait de la casse des métaux. Néanmoins, la collection est dans un triste état. Mikhail ne sait pas ce qu'est un musée et comment l'organiser. ...Et son alcoolisme aggrave la situation.

    Après plusieurs conversations avec lui, j'en suis venu à la conclusion qu’au début, il a eu une idée d'assembler des véhicules par année de sortie, selon le « catalogue » des concepteurs. Mais à la fin tout s'est transformé en une thésaurisation maniaque. Il apparaît dans sa collection d'objets de l'héritage soviétique, des miniatures, des vélos, des TV, des magazines. Ils sont stockés dans les deux maisons et parfois aux pieds des voitures exposées. Nous devons rendre hommage à Marina, la femme de Mikhail. Elle essaye de conserver cette collection de choses. Elle la protège du feu, désherbe les voitures, ramasse les ordures laissées par les visiteurs. Elle ne laisse pas les lieux s'effondrer.

    Métaphoriquement parlant, Mikhail et Marina sont des «éclats de l’Union soviétique.» Mikhail joue ici le rôle du souverain, qui conduit l’état à un avenir meilleur. Il est le véritable chef et répète sans cesse les mêmes choses de l’année à l'autre. Tout cela rappelle les promesses non remplies. L'Union soviétique est effondrée, sans arriver à un avenir meilleur, et l'idée de Mikhail s’effondre sous la corrosion, dans un champ à ciel ouvert. L'amour pour l'industrie automobile soviétique en général porte le caractère de nostalgie sans fin pour le passé : Une mélancolie de l'échec et des souvenirs sentimentaux. La prévisibilité de l'avenir provoque un profond sentiment d'appartenance à un «empire perdu».

    Mikhail connaît l'histoire de chaque voiture soviétique, il rappelle bien les jours d'une époque révolue, mais le présent lui reste confus, soit parce qu’il regarde trop la télévision, soit parce qu'il ne peut pas vivre dans ce présent. Il est, tout comme sa collection, coupée de son temps. La collection se trouve dans le village depuis plus de vingt ans. Ses opposants l'appellent « le cimetière ». Ses amis « un musée ». De plus en plus de visiteurs se rendent à Chernousovo.

    Série : Yaroslava Nikolayeva - bodyfitness.

    Yaroslava Nikolayeva pratique le bodyfitness, un sport qui est rarement associé à la féminité. Néanmoins, la beauté de son corps ressemble à la plastique d’une sculpture antique, avec symétrie et harmonie.

    Les principaux paramètres de la culture spirituelle de l'antiquité étaient l'estime et la confiance en soi, la compréhension de la liberté était perçu comme la plus haute catégorie morale. L’idéal antique combine la beauté d'un corps parfait, une grande intelligence et la perfection morale intérieure. Ce travail photographique admire une femme, dotée d’un corps sain et d’un esprit fort.

  • Hiro Tanaka

    Hiro Tanaka débute sa carrière en photographie après avoir gagné le premier prix de lotterie à Tokyo et un voyage gratuit aux Etats-Unis. C’est la première fois qu’il se rend en Amérique du Nord et il rencontre plusieurs fans et membres de groupes hardcore et punk. A partir des années 90, il les accompagne en tournée à travers les Etats-Unis. En 2012, 3 ans après s’être installé en Californie, il publie 108 photographies en couleurs, prises pendant les tournées, intitulées DEW DEW DEW Its. Dans cette série, Tanaka capture des moments plein d’énergie en utilisant le flash pour éviter les flous, donner de l’intensité à l’action et à la perception visuelle. Dans chaque situation, il arrive à communiquer efficacement une expérience immédiate.

  • Hubert Barre

    L’ensemble de ces photographies d'art ont été faites dans trois monastères du sud de la France: Senanque , Aiguebelle , Notre dame des Neiges en Ardèche.

    Hubert Barre, Photographe, montre la vie des moines dans la prière, la solitude, la paix, la vie en Dieu. L’écho d’une société mouvementée, en réponse à une vie cloîtrée et isolée. Un endroit réservé et secret qu’est la clôture monastique, là ou les moines vivent leur vie retirée pour porter le monde dans une foi vivante et ordonnée. Des signes de la prière et la présence de Dieu.

    Une vie rythmée par des prières quotidiennes, six fois par jour, la première étant fixée à 3h30 et la dernière à 20h. Ce qui laisse le temps aux moines de se reposer quelques heures. Par ces actes, les moines portent le monde, ce qui est le fruit des monastères. Ils vivent par leur travail aux alentours, au magasin, et font l’entretien du monastère.

    Ils ont également des temps de lecture profonde dans une grande bibliothèque. Hubert Barre a voulu montrer, au travers de ces images, les signes de leur vie consacrée, mais aussi des signes de la présence de Dieu dans leur vie. Dans leur vie commune, mais aussi dans leur vie secrète.

    Quatre années de travail d’approche en argentique et de finalisation en numérique ont été nécessaires à Hubert Barre pour effectuer ces images.

  • Jason Gardner

    Retour au Carnaval: Rites, racines, rebels

    Le Carnaval est bien plus qu’une fête ou un défilé dans la rue. Démocratique et folklorique, il révèle une diversité complexe de coutumes locales, qui croisent des thèmes universels.

    Des Alpes autrichiennes au Pays Basque espagnol en passant par la prairie Cajun en Louisiane, et de la côte nord de la France aux îles isolées au large de la Guinée-Bissau : dans chacun de ces carnavals, les masques et les costumes perpétuent des traditions vieilles de plusieurs siècles, liant les gens profondément à leurs racines et les invitant dans le même temps à transcender et même se rebeller contre leur vie quotidienne et leur environnement.

    A travers cette performance ritualiste, où ils incarnent des animaux et des esprits, des bêtes mythiques, et choisissent parmi une vaste distribution de personnages pérennes ayant une signification locale, les célébrants revisitent les rites saisonniers de leurs ancêtres, les transitions cycliques comme les faces opposées de la condition humaine : l’hiver et le printemps, la stérilité et la fertilité, la vie et la mort, le chaos et l’ordre.

    Peu importe le pays, les traditions se retrouvent dans tous les continents, et des thèmes similaires se dégagent :

    • Des rites composés de chants et de danses, des défilés dans les villages, la sonnerie des cloches, la production des bruits pour retarder l'hiver et porter bonheur et une bonne récolte ; des visites de maison en maison pour manger et boire avec ses voisins ; des feux pour éloigner les mauvais esprits ;

    • Le retour aux racines culturelles et religieuses, mêlant les symboles du paganisme—les monstres, bêtes de somme, animaux sauvages et diverses créatures mythiques—, et du Catholicisme—croix, prêtres, les Rois Mages, la célébration du mariage, la résurrection et la rédemption ;

    • La rébellion manifestée à travers la personnification des démons et de la destruction ; par le travestissement et par d’autres déguisements subversifs ; par la filouterie et le chaos improvisé ; et par le choc entre le moderne et l'ancien, entre le rituel et la réalité, où l’on entrevoit le monde actuel surgir, dans son interaction avec les racines du passé.

    Après avoir publié A Flower in the Mouth (Visual Anthropology Press), qui présente la culture, la musique et les rites du carnaval folklorique de Pernambuco, au Brésil, Jason a poursuivi son projet de photographier des versions du festival dans douze pays sur quatre continents. En 2018, il a présenté des sélections de cette série dans une exposition intitulée « Portraits de Carnaval », à la galerie BY-Chatel à Paris. Son travail a également été exposé à New York, Vienne, Toronto, São Paulo, La Nouvelle-Orléans, Los Angeles et San Francisco.

  • Manon Boyer

    Cette série questionne les limites définies par la société sur l’identification d’un corps et sa classification. Ici, les différentes images représentent des corps multiples, sans attribution sexuelle ; ils ne sont personne, et sont tout le monde à la fois.

    Par cette approche, je cherche à mettre en avant les détails charnels de ces corps qui se transforment, et à confronter ces différentes individualités forcées de cohabiter. Mon intérêt à travers la photographie est de me concentrer sur ce corps qui change et prend de nouveaux contours. Le corps se fait motifs et couleurs qui viennent se répéter dans des compositions nouvelles. Autonome, il suggère la recherche d’un signe marqueur de féminité ou de masculinité, bien que l’intention photographique fût de lui conférer une certaine neutralité.

    Je souhaite proposer de porter un nouveau regard sur ce même corps qui se métamorphose et se dédouble continuellement. Un regard formel et non identitaire, qui ne tende pas à la reconnaissance mais à l’expérience d’une nouvelle représentation. Le corps photographié se joue d’un équilibre entre les genres ainsi qu’entre l’humain et l’inhumain. Les personnalités multiples qui sont suggérées sont à la fois figées par la prise de vue et en perpétuelles métamorphose. Cette bascule, cette rupture là, est le point majeur de cette série.

  • Maximilien MINSK

    En utilisant majoritairement le principe féminin, il souhaite se placer sur une ligne de deux opposés, du pur et de l'impur, du géniteur et du castrateur, de l'angélique et du démoniaque afin d'en pouvoir trouver le point d'équilibre. Foyer optique, précaire et instable, il est prêt à s’effondrer, disparaître et renaître à la moindre tentative d'interprétation. Gorgones, Lilith, déesses chthoniennes ou célestes, constituent la base d'un alphabet que l'étude des ésotérismes, des religions des mythologie et certaines données scientifiques, finissent de symboliser. Images kaléidoscopiques implosant en autant de motifs, de cellules, de pixels, de réseaux, ces figures se parent de motifs qui en révèlent l'essence divine et mystérieuse et qui peuvent cacher ou contenir en eux mêmes le sens profond de l'image globale. C'est par le dessin qu'il a commencé à appréhender la création. Naissait alors l'expression brute, à la mine de plomb sur bristol de ses premières images fantasmagoriques. Par la suite, il a ouvert sa technique à tous les médiums et supports susceptibles au gré de ses recherches, de porter et d'exprimer sa sensibilité : peinture,sculpture, couture, photo, image numérique, vidéo, performance...

  • Reiko Nonaka

    La gémellité, c’est ce qui m’a le plus influencée dans ma vie. À l’origine, nous étions un seul œuf, mais ensuite, nous avons été divisés en deux parties. Certes, nous sommes physiquement deux personnes, nous avons chacun une vie, mais le fait d’avoir partagé le ventre d’une mère avant la naissance crée entre nous des liens très forts à un point difficilement imaginable. Depuis le départ, nous formons un ensemble et nous vivons une « double vie », parfois partagée et parfois séparée, pour toujours.

  • Stéphane Stribick

    La Série « Les Recomposés Paysagés » « ReCompA » 2015-2019

    Au travers de ses nombreuses quêtes de lieux, une somme de photographies se matérialise pour produire une bibliothèque d'instants paysagés. Le RecomposeuR nous emmène redécouvrir des lieux traversés: Des espaces secrets d'une rue enfermée par le crépuscule... d'une cathédrale déracinée par le temps... d'un palais envolé en plein ciel... Partout, il interroge les « formes cachées » de ces endroits, en cherchant la formule... jusqu'à résoudre l'énigme dans une composition graphique aussi inattendue qu'intemporelle.

    Tel un chercheur dans son laboratoire, Le RecomposeuR manipule, assemble, fusionne des molécules numériques pour trouver la bonne réaction... ainsi des particules paysagères se révèlent en une surréalité. « Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l’on peut ainsi dire. » A.Breton - Manifestes du Surréalisme.

    L'expérience de la forme s'élabore par une rencontre fortuite : Le vécu d'un lieu exploré... L'émotion d'un souvenir cherché... Le rêve d'un paysage retrouvé... L'alchimie s'opère et apparaît une nouvelle vision... Entre réalité et fiction, une combinaison infinie de possibles se recompose.

    « Une collection fortuite de fragments topographiques télescopés aux distances abolies, où j'investis du sens parce que je lui reconnais la dignité d'un système formel et que je la traite, en somme, à l'égal d'une oeuvre. » André Corboz - L'espace et le détour.

Résultats 1 - 12 sur 14.